La transition économique, ça passe par quoi ?

La consommation finale des belges pèse pour plus de 200 milliards d’euros.  Et elle est responsable directement et indirectement de la majorité de notre pollution.

Il est donc primordial de transformer l’économie pour offrir des biens et services qui soient respectueux de la planète.  Selon moi, cette transformation prendra quatre directions. 

  1. Le « faire autrement » pour certaines activités (changer notre manière de produire et consommer),
  2. L’émergence de nouvelles activités,
  3. La croissance de certains secteurs grâce à un meilleur environnement,
  4. Et la contraction d’autres secteurs polluants et non respectueux des conditions de travail.

Le monde économique n’est pas figé, l’adaptation à son environnement est une chose naturelle. C’est même LA caractéristique principale de l’entrepreunariat depuis toujours.  Ce qui n’est pas « naturel » c’est le fait que des grands groupes au nom de leur intérêt propre figent notre société dans ses travers.  Revenons à de plus petites structures et l’économie retrouvera son agilité.

Avoir de l’ambition pour Bruxelles, c’est oser sortir du statut quo.


Quelques illustrations des 4 directions mentionnées ci-dessus:

Faire autrement

Dans la chaîne de production des biens et services, il y a souvent possibilité d’être plus respectueux de l’environnement. 

Les restaurants peuvent cuisiner des produits locaux, de saison et de qualité ; les entreprises de construction idem peuvent utiliser davantage de matériaux issus du réemploi ; etc.

C’est faire le même métier mais en incorporant des techniques et/ou des produits respectueux de l’environnement et des conditions de travail. La Région peut les y inciter. Elle le fait depuis quelques années, mais de manière trop timide. Ecolo intensifiera ces incitants pour accélérer le changement. Il faut passer du projet pilote à la transformation de toute l’économie.

Nouvelles activités et innovation

L’imagination et le sens de l’entrepreneuriat des Bruxellois va proposer des nouveautés pour nous aider à relever les défis sociaux et environnementaux.

Le secteur de la réparation se développe et se réinvente. Prenons par exemple, les pneus (du camion au vélo) au lieu d’être jetés quand ils sont usés, ils peuvent être réchappés. 

L’économie de la fonctionnalité, offre également des nombreuses perspectives.

Secteurs en croissance

Certains secteurs existant, grâce à une amélioration de l’environnement ou parce que leur alternative est devenue plus intéressante financièrement, vont se développer.

Le secteur du vélo est en pleine croissance, et c’est un enjeu économique. Plus les infrastructures sécurisent les cyclistes, plus il y a de vélos en circulation, plus il y a de vendeurs et de réparateurs ; et même de fabricants de vélos. Chaque vélo qui circule en plus à Bruxelles, c’est des euros injectés dans une économie locale intensive en création d’emplois !

Secteurs en contraction

Evidement les secteurs les plus polluants, quand des alternatives plus écologiques existent, vont se contracter.

Par exemple, notre ambition étant de développer les transports en commun et les voitures partagées, le nombre de voitures achetées par les belges sera en diminution. Ce qui va réduire la production de voitures. Autre exemple, on est en train de voir le développement de vélos-cargos qui vont remplacer dans la décennie qui vient des trajets de camionnettes.

Ces adaptations font partie de la vie des entreprises.  Les entrepreneurs connaissent cela et c’est sain. Il ne faut pas qu’un secteur, par peur pour sa survie, bloque l’évolution vers une société plus saine.  Naturellement, comme les contractions ne se font pas du jour au lendemain, l’Etat doit soutenir la conversion de l’activité ou du moins des personnes qui y travaillent. Surtout quand l’évolution signifie des emplois locaux et un air plus propre.