#Je suis Paysan.ne.s (productreur.tice de papates)

Il est vital de revenir à une agriculture saine, respectueuse de la biodiversité et des paysan.ne.s.

Et on le crie plus fort encore en ce 17 avril en souvenir des 19 paysans du mouvement des travailleurs ruraux sans terre du Brésil, assassinés le 17 avril 1996 par des grands propriétaires terriens.

Cette année, la journée Internationale des Luttes paysannes met l’accent sur le filière de la patate.

En Belgique 10% des terres agricoles sont dédiées à la culture de pommes-de-terre, et la grande majorité de cette production va nourrir 6 giga entreprises qui produisent des frites surgelées pour l’exportation. Les agriculteurs qui fournissent ces grands sociétés sont coincés par des contrats, souvent confidentiels, qui leur mettent une pression folle sur la production (quantité et calibre fixée à l’avance peut importe les aléa de la météo). Pour répondre à la demande les variétés de patates sont uniformisées au profit de nouvelles variétés qui portent, par exemple, le doux nom de « Innovator ». Objectif : uniformisation des calibres afin d’en sortir un maximum de frites de même taille. Dans ce cadre notre traditionnelle « Bintje » risque de disparaitre car elle est plus fragile, et sous licence libre…

Les frites surgelées sont produites dans des giga usines qui engendre un nombre incalculable de nuisance en plus d’offrir des conditions de travail dangereuse. Pour vous faire une idée, regardez l’émission #investigation sur la frite surgelée. On y parle entre autre de l’usine de Clarebout Potatoes à Warneton. Et c’est clair des usines comme cela qui déshumanisent ses travailleurs, saccagent l’environnement, épuisent les sols et impliquent une production agricole qui n’a plus rien de paysanne : on en veut pas !!!! Cette enquête a été réalisée en collaboration avec le magasin Wilfried qui en a fait un article: « La frites belge, ses subsides et ses dégâts« 

Medor met aussi l’accent sur les agriculteurs qui fournissent les pommes-de-terres aux industriels dans son article « des patatiers découpés par l’industrie« 

source Medor.coop

Vous voulez en savoir encore plus? lisez l’étude « Patates en colère » de FIAN.

Bref, je veux / nous voulons des frites artisanales ! Comme par exemple à Saint-Gilles chez Patatak! (en plus le ketchup maison à la betterave est à tomber :-))